Cette photo date des années 50, et elle est sans doute le cliché le plus célèbre d’une photographe américaine mais je ne vous en dirai pas davantage sur Ruth Orkin… puisque je n’en n’avais jamais entendu parler.

Par contre, alors que j’aurais pu m’arrêter sur le machisme certain qui se dégage de ce cliché ; ce qui m’a interpelé c’est la tenue de « l’american girl » … tellement 2012 !

Une robe noire toute simple (un petit bémol sur la longueur mais gageons que nous allons y revenir), à la fois cool et chic, un sac seau, une étole négligemment jetée sur l’épaule et une paire de K-Jaques … nous y sommes !

 

Dimanche, nous avons fait une petite balade sur les chemins tout près de notre ancienne maison. La campagne ne me manque pas plus que ça mais j’avoue que marcher en pleine nature à peine sortis de la maison cela avait quelques avantages.

Les champs qui bordent ce chemin sont verts (je me répète mais il pleut beaucoup en Béarn), l’herbe est haute, les vaches ont l’œil toujours aussi morne, la terre fraîchement retournée et les sillons profonds me fascinent toujours … et les paysans gardent encore jalousement leur propriété et ont quelques lacunes en orthographe !!

Voilà ma participation au projet 52, 21éme semaine.

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Ce que j’aime quand nous allons dans les Alpilles, ce sont les petites routes au revêtement délavé, la nature sauvage, les fleurs qui ne sont jamais les même d’une saison à l’autre, le chant des cigales en été, les olives en octobre ou les odeurs de la Garrigue chauffée à blanc par un soleil de plomb.

Je suis toujours béate d’admiration devant les petits villages nichés au cœur du parc national des Alpilles et si bien préservés. Le style provençal est à la mode mais il ne se limite pas à de joli boutis ou à des meubles peints et patinés d’un gris-bleu si spécial, c’est toute une ambiance que je retrouve chaque fois avec un plaisir immense.

Nous aimons tout particulièrement le village de Saint-Rémy de Provence, ses ruelles et ses boutiques charmantes. Refaire le monde à la Pagnol au café des artistes le matin avec les locaux est sans doute un moment privilégié que nous ne manquerions pour rien au monde.

Cette année, nous avons décidé de nous « bouger » un peu et découvert le lac de Saint-Rémy et le barrage du Peirou. Ce barrage date de l’époque antique puisqu’il avait été construit pour alimenter Glanum, la cité antique dont il reste quelques vestiges à l’entrée du village depuis la route de Maussane (rien que le nom des villages, tu voyages). Pour la petite histoire, il fut reconstruit en 1885 afin de retenir les eaux de pluie et c’est le plus vieux barrage en voûte du monde.

La cuvette naturelle est entourée de roches, de forêts et de Garrigues faisant de ce lieu un endroit prisé pour la pêche et les pique-nique en famille mais il suffit de quelques centaines de mètres pour s’éloigner de tout ce monde et se retrouver sur des chemins balisés, plus ou moins escarpés offrant une balade bucolique à travers « la montagne » (tout est relatif, nous venons de Pyrénées !!!).

Un lieu qui m’a immédiatement rappelé « Le château de ma mère » de Marcel Pagnol, dont le village n’est pas si loin. Il faut absolument que je relise les passages des parties de chasse et de toutes façons, nous nous sommes promis d’y revenir chaussés convenablement pour une balade sur les hauteurs de Saint-Rémy offrant une vue à couper le souffle.

PS1 : comme cet endroit m’a plongé dans un état totalement nostalgique, j’ai appliqué un post-traitement années 1960 qui me rappelle les photos de mes grands-parents

PS2 : une petite échappée par la pensée en Provence a été du meilleur effet en cette fin d’après midi encore bien tristounette. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages mais il perd à tous les coups et le thermomètre peine à remonter !

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Alors que je rentrais de courses, armée d’un parapluie, chaussée de bottes et couverte d’un long imperméable (il faut ce qu’il faut), je décide d’emprunter un passage souterrain (quelques pas au sec, c’est toujours ça de gagné) et je suis attirée par le mot « Ouest » tatoué sur le mur.

En ce moment, ce point cardinal nous fait de vilaines blagues. Entre les vents d’ouest peu agréables et les intempéries qui arrivent systématiquement de l’ouest et restent bien accrochées aux Pyrénées on a beau dire que le soleil se couche à l’ouest que ce sont les meilleures heures de la journée, comme on ne l’a pas vu depuis plusieurs jours, je n’y vois que du négatif.

En m’approchant de plus près, ce n’était pas du tout « Vent d’ouest » qui était inscrit mais « Etre à l’ouest » … ce que j’étais sans doute en pénétrant dans ce souterrain !

Connaissez-vous l’origine de cette expression ? Il semblerait que ce soit une adaptation de la locution anglaise « to go west » utilisée au moment de la première guerre mondiale signifiant « mourir » ou « être tué ».  En traversant la Manche, elle aurait perdu de son intensité, la mort étant remplacée par une sorte d’hébétude, d’où l’expression actuelle.

Tout ça pour vous dire qu’il fait 12°, qu’il pleut sans discontinuer depuis samedi et que je suis bien peu inspirée pour mon projet 52 alors cette photo sera, in extrémis ma 20ème participation.

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Il y a des films comme celui là que je regrette de ne pas avoir vu au cinéma.
De ce film, je crois que je ne savais pas grand-chose si ce n’est que Carla Bruni-Sarkosy y avait fait une apparition. Pourtant très fan de Woody Allen, j’ai laissé passer sa sortie jusqu’à sa diffusion sur Canal + et là, alors que la dernière ligne du générique vient défiler, je peux vous assurer que jamais une séance de repassage n’aura été aussi agréable (repasser devant la télé c’est moins dur).

Je viens de passer un moment merveilleux, 1h30 magique, promenée de découverte en découverte. Ce film est un hommage à Paris, une histoire hors du temps, une ode à l’art, aux artistes et c’est tout simplement jubilatoire. C’est un conte de fées, je me suis retrouvée avec une âme d’enfant, émerveillée à chaque séquence … du grand Woody Allen qui est décidément un cinéaste unique. Il y a un petit côté « La rose pourpre du Caire » dans ce film léger et intelligent, charmant et faussement simple …

 Waouh, il faut que je le revoie!!!

Je ne vous en dis pas plus car il faut que vous voyiez ce film sans en savoir trop … mais moi aussi, je pense que c’était mieux avant !!!

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